samedi 20 décembre 2008

LE NOUVEL ANGYO ONSHI

Manga (shonen) assez unique en son genre car scénarisé et dessiné par des Coréens (Youn In-Wan et Yung Kyung-Il) mais publié au Japon.
Autre particularité : les histoires des premiers volumes (cette série en compte 17 en tout -série terminée à ce jour-) s'inspirent des légendes coréennes.
Celles-ci sont racontées en fin de chapitre.
On y apprend donc que les Angyo Onshi ont vraiment existé et étaient chargés de faire respecter les lois de l'empereur en voyageant incognito de villages en villages pour d'une part, punir les gouverneurs qui abusaient de leurs pouvoirs et d'autre part, venir en aide aux plus démunis.


Mun-Su est le dernier Angyo Onshi à survivre après la fin de l'empire du Jushin.

Quand son nom résonne, il s'accompagne de beaucoup d'espoir, seulement Mun-Su est un personnage difficile à cerner et il déconcerte tout ceux qui attendent quelque chose de lui. Il est imprévisible et son sens de la justice s'accompagne d'une violence qui en fait un personnage qui flirte avec l'antihéros.
Il inspire aussi bien la crainte que la fascination.


Chaque planche est d'une grande virtuosité et les scènes d'action sont très brillamment travaillées.


Magnifiques dessins, personnages fouillés et scénario irréprochable font de cette série, nouvellement acquise à la bibliothèque, un chef-d'oeuvre du genre.








(Le sando -protecteur- de Mun-Su)





Stéphanie.

jeudi 18 décembre 2008

Petite Poche

Je poursuis la découverte de cette collection étonnante :

La grand-mère d'Olivier lui raconte depuis tout petit cette histoire d'un Père Tire-Bras qui depuis toujours : "guette, sous la surface [de notre rivière], les enfants qui s'approchent trop près de la berge. (...) Il vérifie que cet enfant est venu tout seul au bord de la rivière. Et tout à coup hop !"
Plus Olivier grandit et moins il croit à cette histoire... Et pourtant !

Drôle et tendre cette histoire signée Jean-François Chabas avec, en arrière plan un éveil à l'écologie.


Beaucoup de descriptions sensorielles dans le début du roman de Hanno. Elles ont une grande importance et cela ne nous apparaît que quelques pages plus loin alors que des indices sont semés tout au long du texte.


Je reste vague intentionnellement concernant l'intrigue car en dévoiler trop ferait perdre tout intérêt à sa lecture.
Or, c'est un petit bijou plein d'émotions.

Une petite leçon de vie comme Michèle nous le disait dans un commentaire.


Stéphanie

mercredi 17 décembre 2008

la vie secrète d'une bibliothécaire (10)

Ce matin, je suis allée rencontrer des collègues de la bibliothèque d'Avord. Je voulais voir comment se déroulait leur animation autour du conte de Noël...


J'ai été accueillie fort chaleureusement dans une bibliothèque toute fraîche et refaite depuis 2 ans dans une ancienne gendarmerie. L'espace est bien pensé et fonctionnel, ce fut un vrai plaisir d'y entrer.

Et que dire des personnes qui, bénévolement (à noter quand on a un aperçu du travail de qualité qu'elles fournissent!), animent et ouvrent au public.

En parlant d'ouverture, à l'entrée se trouve un classeur rempli d'articles et de photos sur la vie de la bibliothèque de ses débuts à aujourd'hui.

video


Pour cette heure du conte, la bibliothèque était pleine d'enfants et croyez le si vous voulez, a contre coeur, une des responsable de la bibliothèque a même dû refuser des enfants !
Et oui, plus de place... Ceci est impensable chez nous ! Alors qu'il y avait une trentaine d'enfants à Avord, seulement 9 on été inscrits pour notre première heure du conte qui se déroulera mardi prochain :(



Pourtant nous avions communiqué sur l'événement en réalisant des affiches que les maîtresses ont affichées dans les écoles, les journalistes de la presse local nous ont fait des articles annonçant l'animation, des programmes on été distribués à la mairie...

Après avoir assisté à cette animation et discuté avec les personnes présentes, j'ai ma petite idée sur comment faire pour qu'il y ait plus d'enfants intéressés à la lecture et par extension à notre bibliothèque :)

Opération séduction l'année prochaine !

Pour revenir à l'animation de ce matin à Avord, Michèle à raconté deux histoires aux enfants

et celles-ci étaient entrecoupées par la musique d' un très gentil M Hubot (orthographe ?) et de son orgue de barbarie (à ses côtés sa femme tout aussi charmante... Les enfants ont même pu, à la fin des histoires s'essayer à ce magnifique instrument).

Le père Noël est même passé distribuer des petits cadeaux aux enfants !!!

La preuve en photo :

Une animation réussie pour le plus grand plaisir des enfants et des mamans ;)

Stéphanie.



RUE DE LA PEAU de Neil Bartlett


Nous avons un peu hésité avant d'acheter ce livre...La couverture, étrange, n'y était sans doute pas pour rien; le titre non plus.

Mais le résumé, au dos du livre, m'a intéressée... et la lecture, laissée coite.
J'ai été happée par l'histoire de Mr. F., sa vie, son métier, sa ville, tout, quoi...

Mr. F. vit à Londres, en 1967. C'est un presque quinquagénaire, travaillant comme coupeur chez un fourreur installé dans un quartier populaire typique. Il ne vit que pour son travail, dans lequel il est le meilleur. Il habite seul un petit appartement, il prend le train pour se rendre à son travail tous les matins.

Brusquement, une nuit, il se met à rêver...ou plutôt à cauchemarder. Dans sa salle de bains, un jeune homme est pendu par les pieds, nu, et repose contre le bord de la baignoire.

A partir de là, le vie de Mr F. va être bouleversée. Il va chercher à reconnaître parmi la foule qu'il côtoie tous les jours le personnage de son rêve, qui le hante maintenant plusieurs fois par semaine. Il va être amené à affronter sa part d'ombre.

Ce roman est d'une pudeur, d'une justesse dans la description des sentiments, d'une précision dans les descriptions de ces vieux quartiers de Londres aujourd'hui disparus, que j'ai eu envie de lire les autres ouvrages de Bartlett, "ainsi soient-ils" et "monsieur Clive et monsieur Page".

Un auteur à connaitre, à lire, et à aimer !

Odile

mardi 16 décembre 2008

LA VIE EN SOURDINE de David LODGE

Ce Lodge-ci est mon premier.
On m'avait venté sa causticité, je n'ai pas été déçue ! Ce que j'ai découvert également, c'est sa capacité à capter les petits riens du quotidien et à les décrire.
L'univers qu'il dépeint n'est pas non plus sans intérêt : le milieu universitaire (qu'il connaît bien pour avoir été professeur lui-même).

L'ouverture du roman est hilarante. Desmond (le personnage principal)entretient un dialogue avec une jeune et jolie jeune femme lors d'un vernissage d'une galerie d'art alors qu'il ne comprend pas un mot de ce qu'elle dit. En effet, ce dernier, sexagénaire à la retraite souffre de surdité.
Si cet état est l'occasion de scènes drôles, voire vaudevillesques, il introduit également de la gravité. D'ailleurs, ce sont ces allers-retours qui font toute la richesse de ce roman (qui passe aussi par la réflexion, la tendresse et l'érotisme).

Ce texte, écrit sous la forme d'un journal intime car "comme la communication auriculo-orale devient de plus en plus difficile, le contrôle absolu que l'on a sur le discourt écrit devient de plus en plus appréciable, (...). Je vais donc continuer un peu.", vous surprend au moment où vous vous y attendez le moins.

En variant les registres et en affichant une grande maîtrise de la langue et de son sujet, David Lodge fait de ce roman un vrai bijou.


Stéphanie.

samedi 13 décembre 2008

CITRON, FRAISE ET CHOCOLAT de KOCHKA

"Petit" livre par le nombre de pages , CITRON, FRAISE ET CHOCOLAT de KOCHKA est aussi court qu'il est puissant dans l'émotion.

Edité chez Thierry Magnier, il fait parti de la collection "Petite poche" qui propose "des romans comme les grands".
Place est faite aux récits courts, à une mise en page aéréé (le texte est sans illustration) et à des chapitres entre 4 et 6 pages seulement.
Autre caractéristique de cette collection, les couvertures sont acidulées et les thèmes variés.

Ici, le sujet est grave (la mort du père) mais traité avec une grande pudeur du point de vue du fils Lucas, 6 ans.


L'auteure, Kochka (libanaise vivant en France depuis 1976) est à découvrir.
Et cette "petite" collection aussi !

Merci à M. de m'avoir si chaleureusement conseillée ce livre :))

Stéphanie.

vendredi 12 décembre 2008

La vie secrète d'une bibliothécaire (9)

video


(O.B.) Vendredi 12 décembre, 16h15: nous commençons une activité que nous n'affectionnons pas particulièrement, Stéphanie et moi: la décoration du sapin de Noël...
Cette année, pas de boules et guirlandes traditionnelles, que du neuf, acheté ce matin chez Artéïs à Nevers.


(S.D.) Vrai. Du coup, on a pimenté l'activité en faisant une tit' vidéo ;)
et quelques petites photos.

(O.B.) On avait trouvé des petites figurines en feutrine bien colorée, que l'on a perceés pour mettre un petit fil doré, (pirouetteeee, cacahuèteeeee !) et hop ! sur les branches du sapin !

(S.D.) Après s'être occupées du sapin, nous nous sommes attaquées à la salle (un petit peu) et à Aldo, notre dino (beaucoup).
La salle est donc à l'heure de Noël, mais pas encore à celle du conte... (prévu pour le mardi 23 décembre au soir)

Non, pour cela il va falloir attendre encore un peu. Mais promis vous aurez les images ;)










Odile et Stéphanie

mercredi 10 décembre 2008

GOOD CANARY de Zach HELM

Mardi 9 décembre, sous la neige, direction la MC de Nevers pour la pièce de théâtre "Good Canary" de Thomas HELM.
La distribution est très bonne : Cristina Réali joue Annie et Pierre Cassignard (qui remplace VIncent Elbaz) Jacques, un couple passionné.
Lui est amoureux fou d'elle et protège d'elle même la touchante et insupportable Annie, accro aux amphétamines.

Cette pièce a été "vendue" comme étant une satire du monde de l'édition et de la presse... Non.
Une fois passée le personnage stéréotypé de l'éditeur et un critique qui se fait moucher lors d'une soirée mondaine, c'est bien tout ce qu'il y a de satire et c'est bien peu pour en être vraiment une.

L'histoire, la vraie, c'est celle du mal de vivre d'une femme brisée, de son incapacité à se reconstruire et du mal qu'elle fait bien malgré elle à ceux qui l'entourent.
La pièce en elle même, je n'ai pas trop appréciée, par contre, la mise en scène signée John Malkovich (cf vidéo ci-dessous) est brillante ! Et que dire des incrustations sonores et visuelles !

Je vous assure que rien "que" pour ça, il faut la voir cette pièce si l'occasion vous en est donnée.


Un Molière 2008 a très justement récompensé le décorateur Pierre-François LIMBOSCH et le scénographe : Christophe CRELIE.
Et puis... Ecoutez cette musique signée Nicolas ERRERA et Ariel WIZMAN.

Une belle soirée...
Et une route dégagée !
(la neige n'a pas tenu, ouf!)

Stéphanie

LA FEMME DE L'ALLEMAND de Marie Sizun

Dès les premières lignes de ce livre j'ai été emportée et transportée...

Comment ne pas s'identifier à cette petite fille qui grandit en prenant conscience que sa mère est "différente" ? Parfois exaltée, parfois prostrée... La petite Marion va devoir faire avec les changements d'humeur de Fanny, en entendant par moments parler de son père, "l'Allemand". Il est mort, selon sa mère, et leur amour a été un scandale, car il a eu lieu durant l'Occupation.

Avec tous ses non-dits, ses peurs, Marion grandit et finit par comprendre que sa mère est malade. Elle l'adore, mais ne peut plus l'aimer comme avant, sans concession, sans souffrance aussi. Jusqu'où pourra-t-elle aller sans perdre elle aussi la raison, et saura-t-elle un jour le fin mot de l'histoire de son père ?

Marie Sizun a écrit en 2007 un autre livre, aussi prégnant et retenu que celui-ci.
Son titre: "Le père de la petite".

Odile

mercredi 3 décembre 2008

SEDUCTION de Catherine Gildiner

Ceci est un premier roman, et il tient ses promesses...

Baptisé "thriller intellectuel" par la critique, il ne faut pas s'arrêter à cette dénomination.

Kate, détenue dans une prison canadienne, est sollicitée par son psy pour en sortir temporairement dans le but de résoudre un problème posé par un autre psy, à propos de Sigmund Freud. Il s'apprêterait à publier un livre rempli de lettres inédites dans le but de discréditer le grand psychanalyste.
Kate entame donc ses recherches en compagnie d'un détective, lui aussi ancien taulard.
Leur enquête va les conduire de New-York à Vienne puis Londres, dans la découverte d'une bien étrange affaire liée à Freud et à sa fille Anna.

Le style est alerte, l'enquête bien menée, et le résultat innattendu !

A lire même sans être un mordu de psychanalyse !

Odile

mardi 2 décembre 2008

LE RETOUR A LA TERRE T.1 de Manu LARCENET et J-Y FERRI

Manu Larcenet qu'il scénarise ou qu'il dessine ou les deux : j'adore ! Je l'ai découvert avec le combat ordinaire T1, T2 et T3 (les exemplaires disponibles à la bibliothèque) et en écoutant l'émission "la librairie francophone" sur france inter je l'entends parler de son dernier tome paru d'une autre série : le retour à la terre.
Je viens de lire le premier tome : "la vraie vie" et .... il me faut les autres !!!

Ici, Manu Larcenet dessine et Jean-Yves Ferri ce bucolique averti signe le scénario. Un vrai plaisir !

Manu Larssinet (visez la portée ouvertement autobiographique) et Mariette, sa compagne, quittent Paris pour la campagne.
Ah oui, j'ai oublié, leur chat speed est aussi du voyage.

Chaque planche est coupée en deux et, titrée, retrace des tranches de vie de leur nouveau quotidien.


C'est drôle et comme toujours chez Larcenet et Feri, tendre.
A lire bien sûr :)

Stéphanie

samedi 29 novembre 2008

ENTRE LES MURS de François BEGAUDEAU

Pour les lecteurs de "Muze", F. Begaudeau est celui qui tient la chronique intitulée "Accro à mon héroïne" (ce mois-ci il s'intéresse à Cécile, le personnage de "bonjour tristesse" de F. Sagan).
Il est aussi l'auteur du livre qui a été adapté par Laurent Cantet (réalisateur du remarqué "ressources humaines")dans lequel il joue son propre rôle et qui a obtenu la palme d'or au dernier festival de Cannes : "entre les murs".



Ce texte est né du journal de bord tenu par l'auteur, dans lequel il a consigné un fait tous les jours d'une année scolaire.
L'objectif de l'auteur-enseignant : "Je ne voulais pas faire un essai sur l'école. Il fallait oublier ce que j'en pense, m'en tenir à la surface, au fait."
Objectif réussi mais qui en a décontenancé plus d'un !
En effet, l'oralité de la langue ainsi consignée à quelque chose de brutale pour certains, mais pour d'autres, elle devient un véritable outil de réflexion.

La classe se transforme en lieu de joutes verbales incessantes où le "prof" doit faire montre de tout son art de la dialectique. Les élèves quant à eux, ont réponse à tout et abusent du sophisme en totale innocence.
Les "murs" du titre sont bien sûr ceux de la classe mais également ceux de la salle des professeurs, toujours dans le même soucis de retranscrire le réel en parfaite équité.

A lire ou à voir ou les deux !



Stéphanie

jeudi 27 novembre 2008

DELIVREZ-NOUS DU MAL de Romain Sardou

Celà faisait longtemps que j'attendais un nouveau roman historique de Romain Sardou !
En effet je trouve qu'il n'est jamais aussi bon que dans ce style d'écriture.

Nous nous retrouvons à la fin du XIIIème siècle, au sud de la France et à Rome, en ce temps où l'Eglise était toute-puissante et faisait la pluie et le beau temps à tous les étages de la société.

Dans une paroisse isolée du Quercy, une troupe d'hommes en noir enlève brutalement un enfant, pendant qu'à Rome, Bénédict Gui, éminent enquêteur, est chargé de retrouver la trace d'un jeune homme employé au Vatican, lui aussi ravi par des hommes en noir...

S'ensuit une double enquête qui va nous conduire dans les tréfonds de certaines âmes soi-disant pieuses, mais en réalité totalement dévoyées, et qui ne reculeront devant rien pour mettre leurs idées malsaines en action.

J'aime beaucoup le style d'écriture de Romain Sardou dans ses romans historiques, il y mêle une langue très accessible et en même temps semée de mots moyen-âgeux qui se fondent dans le récit pour le rendre encore plus passionnant.
A mon avis, une réussite, après le tout premier de ses romans, "Pardonnez nos offenses".

Odile

mardi 25 novembre 2008

Be happy de Mike LEIGH

Profitant d'une séance de l'ACNE je suis allée à la projection de ce film de Mike Leigh qui reste à l'affiche jusqu'à ce soir au Mazarin.

Je me souviens d'un journaliste qui avait déclaré (lors de l'émission "le masque et la plume" sur France Inter)que Poppy, le personnage principal joué par Sally Hawkins était insupportable de bonne humeur et qu'on souhaitait la voir confronter à une catastrophe rien que pour voir comment elle réagirait et surtout si elle perdrait son sourire.

Après avoir vu ce film, je ne peux être d'accord avec ça !
Est-ce-qu'on ne peux se réjouir de la joie de vivre d'autrui sans désirer qu"'un truc moche lui tombe sur le coin du nez ?!!!
C'est compter sans Mike Leigh.

Plus qu'un film sur l'état émotionnel stable du personnage, c'est une oeuvre pleine de la même générosité et du désir de donner du bonheur autour de soi (souvenez-vous du titre "be happy" !)qui anime le personnage.
Attention, ce film n'est pas niais !

Poppy, institutrice décomplexée doit faire face, contrairement à ce qu'en a pensé la journaliste citée plus haut, à des rencontres, des imprévus du quotidien désagréables mais aussi à des situations difficiles et perturbantes (un de ses élèves est manifestement brutalisé dans sa famille).
A tout cela, elle oppose une vitalité souriante et communicative.

Je suis sortie en me disant que ce devait-être une chance de croiser une "Poppy".
A noter la scène du cours de flamenco proprement hillarante.
Plus d'infos sur ce film

Stéphanie.

samedi 22 novembre 2008

RED BRIDGE de M. et J-F. CHARLES

Après la beauté graphique et l'ambiance sensuelle d'"India Dream", voici "Red Bridge".

J-F. CHARLES abandonne le dessin et devient, en compagnie de son épouse, le scénariste de cette nouvelle série.
Exit la moiteur de l'Inde et bonjour l'automne 1963 dans le nord-est des Etats-Unis.

Ellie Miller, la quarantaine, représentant en parapluies revient dans son village natal où l'atmosphère faussement paisible va vite devenir étouffante.
Une série de meurtres a débuté et va continuer avec l'arrivée de cet ancien habitant qui va être mêlé à cette sale histoire.

Un dernier mot en ce qui concerne le dessinateur Gabrièle Gamberini.
Non, mieux qu'un mot, une planche !
Appréciez...



Stéphanie.

jeudi 20 novembre 2008

Ian MONK et Arezki MELAL à la bibliothèque

Jeudi 13 et vendredi 14 novembre dernier, nous avons eues le bonheur d'accueillir successivement deux auteurs qui animaient un atelier épistolaire avec une classe de 4ème du collège Claude Debussy de la Guerche.
Ce projet, inspiré de "on vous écrit une lettre" (issu d'un atelier mené en région parisienne par Alain Serres) a été mené par Marieke Joumier documentaliste passionnée et passionnante de collège, 5 professeurs (leurs matières respectives :arts plastique, langue et français) et les Mille Univers, éditeur et imprimeur à Bourges, tous cela dans le cadre des Futurs de l'écrit à Noirlac.

Les deux auteurs, Ian Monk et Arezki Mellal ont un univers et une façon de travailler très différents ce qui a fait toute la richesse de cette expérience.

Au terme de ces deux journées fort bien remplies, les collégiens ont mis en ligne dès le vendredi soir leurs productions sur un blog créé pour l'occasion et qui sera alimenté tout au long de l'année scolaire.

Peut-être même au détour d'un article croiserez vous les auteurs qui ont animés ces ateliers ;)

Stéphanie

mardi 18 novembre 2008

la vie secrète d'une bibliothécaire (8)

Les matins, sur la route, je croise un groupe de randonneurs à la sortie de la Guerche direction Apremont. Selon qu'ils sont avant ou après le panneau indicateur c'est que je suis plus ou moins en avance. Eux sont réglés comme du papier à musique !
Au début, je leur souriais (ben oui, on se croise tous les matins, ça crait des liens , non ?!)mais n'ayant aucun signe en retour, je me suis dit que j'avais l'air d'une conne à sourire comme ça dans ma p'tite auto.
Je reporte alors mon attention sur la musique :

Là je me dis qu'il est des habitudes réconfortantes, rassurantes.

J'aime bien croiser ce groupe le matin...
Allez, je vais retenter le sourire du matin !
Peut-être qu'en y adjoignant un léger mouvement de la tête...
:)

Stéphanie.

mercredi 12 novembre 2008

Chez Arlette ! (acte 2)


A noter aussi sur vos agendas, sur une sujet très différent (cf acte 1) :

mercredi 19 novembre Sam Braun, l'auteur de Personne ne m'aurait cru alors je me suis tu, paru cette année chez Albin Michel est de passage à Nevers.

Sam Braun a été déporté à Auschwitz, pendant près de quarante ans il n'en a parlé à personne, pas même à ses enfants, puis il a décidé de parler et d'écrire. Son ouvrage vaut bien sûr pour son témoignage sur les camps mais aussi pour la formidable sagesse, l'humanisme et la joie de vivre qu'il en a tiré.

Sam Braun parlera également des raisons d'un si long silence.
Ce sera donc le mercredi 19 novembre, à 19h, toujours à l'Insolite.




Stéphanie.

Chez Arlette ! (Acte 1)

La librairie le Cyprès vous invite à une soirée lecture, autour du roman d'Anne Delaflotte-Mehdevi, La relieuse du Gué (paru chez Gaïa) le vendredi 14 novembre à 19h, chez Arlette, brasserie l'Insolite rue Ferdinand Gambon à Nevers.

Bref résumé et mise en bouche du libraire :
Mathilde jeune diplomatique résidant à Paris décide de changer de vie pour exercer une passion et un art transmis par son grand père : la reliure. Elle installe son atelier dans une petite ville du sud-ouest, accompagnée seulement de son livre fétiche, et véritable viatique pour le quotidien, le Cyrano de Bergerac, dont les citations émaillent pour notre plus grand plaisir, le récit. Un inconnu, très beau bien sûr (!), lui laisse un ouvrage à relier, l'homme va mourir quelques heures plus tard laissant à la relieuse le soin de démêler le fil de l'intrigue : qui était cet homme, d'où vient ce livre rare et mystérieux, à qui est-il destiné ? L'intrigue est saisissante, bien menée, qui plus est, l'auteure brosse une galerie de portraits très attachants - en particulier les artisans et commerçants de ce bourg rural.

L'ouvrage offre de très belles pages sur l'art de la reliure, l'amour des livres, le plaisir de leur donner une seconde vie. D'ailleurs, l'auteure est elle-même relieuse, après avoir débuté une carrière de diplomate... Né à Auxerre La Relieuse du Gué est son premier, et très joli, roman.

Si vous aimez les histoires de livres mystérieux nul doute que ce texte vous plaira.

Stéphanie.

mardi 4 novembre 2008

joyeux anniversaire !


Ça y'est, notre blog fête ses 1 an !

Mais...Que vois-je ?!!! Nous venons également de dépasser (tout juste mais quand même) les 1000 visiteurs !

Un an... Ça passe super vite.

En tous les cas, c'est toujours avec autant d'enthousiasme que nous postons, pour vous faire partager nos lectures et notre quotidien de bibliothécaire.

N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires, réactions, suggestions car ce sera avec grand plaisir, qu'à notre tour nous vous lirons :)


Stéphanie.

lundi 3 novembre 2008

LES EMPREINTES DU DIABLE de John BURNSIDE

Je suis sûre que vous connaissez ça : vous lisez, ou tout du moins parcourez les mots d'une page, sans pour autant que ceux-ci ne revêtent aucune signification pour la simple et bonne raison que vous êtes ailleurs, vous pensez à autre chose !
C'est ce qui m'est arrivée à plusieurs reprises au début de ce livre.

En général, c'est plutôt mauvais signe et souvent annonciateur du fait que vous allez en abandonner la lecture (pour ceux qui, comme moi, mettent en application le troisième principe des "droits imprescriptibles du lecteur" exposés dans COMME UN ROMAN de Daniel PENNAC).

Et bien non ! Allez, un peu de concentration !

Au final, c'est un livre envoûtant où le mal, comme son titre le présuppose, rôde sans jamais montrer son vrai visage.
Un texte qui s'ouvre sur une image forte : un village se réveille sous une couverture de neige. Seules quelques curieuses traces (que la légende propagera être les empreintes du diable) viennent en troubler son immaculée couche.
Le livre se terminera d'ailleurs par cette même image, à cette seule exception prête c'est que, comme toute une histoire vient de se dérouler, cette scène ne vous apparaît plus de manière naïve. Elle prend tout son sens.

Et cette histoire, c'est celle d'un homme, Michael, qui mène une vie pouvant paraître ordinaire mais que pourtant, la peur et la culpabilité rongent.
Un fait divers va faire ressurgir celles-ci et le fera sortir de sa léthargie.

Stéphanie

jeudi 30 octobre 2008

la vie secrète d'une bibliothécaire (7)

Il est des petits moments où la musique vous transporte et change, de manière inopinée ou non, un instant de votre quotidien.

Aujourd'hui, alors que la neige se dispute à la pluie et que les essuie-glaces fonctionnent à plein régime, je mets un des CD sélectionné dans les bacs du bibliobus.
Bibliobus qui s'était arrêté chez nous le 21 octobre dernier.

Vous y êtes... Voiture, neige et pluie...
Et puis ça.


Découvrez Vincent Delerm!



Stéphanie.

mercredi 29 octobre 2008

DANS LA PEAU DES ARBRES d'Isabelle COLLOMBAT

A nouveau un premier roman et ... à nouveau une réussite (cf post ci-dessous)!

La "petite" Didi, diminutif pour Géraldine, passe ses grandes vacances chez sa grand-mère, dans le sud de la France, à la Douloire.
Elle adore y aller et admire le caractère flamboyant de sa grand-mère, caractère à l'opposé du silencieux état dépressif de sa mère restée, avec un mari compréhensif, dans le Nord.

Malheureusement, durant cet été là, un incendie viendra ravager la pinède et révélera bien plus qu'un paysage désolé...

Très émouvant.

Stéphanie.

mardi 28 octobre 2008

UN MONDE SANS ELFES de Jean-Louis SEVILLA

Beaucoup de rythme dans ce premier roman où l'on ne s'ennuie, de ce fait, pas une seconde.

L'auteur place son intrigue de nos jours et déplace le lieu de l'action de Paris au Mont Saint-Michel.
Les héros sont deux jeunes elfes, Marek 17 ans et Syriane 16 ans. Cette dernière vient juste de découvrir sa condition d'elfe.
Et il ne fait beau en être de nos jours !
En effet, une organisation secrète, la Ligue, recourt à des subterfuges cruels pour anéantir leur peuple.

Une originalité dans ce texte, la réécriture de faits médiatiques au service du récit dans le but de mettre à jour une machination nationale.

La fin, quant à elle lève un doute : suite ou pas suite ?...

Stéphanie.

mercredi 22 octobre 2008

LA PORTE DES ENFERS de Laurent GAUDE


Cette porte, c'est celle qui va permettre à Mattéo de plonger dans les Enfers afin d'y retrouver Pippo, son fils de 6 ans, tué dans une fusillade qui a éclaté dans les rues de Naples.

Ce passage d'un monde à un autre permet à l'auteur de livrer là, toute la puissance de son écriture.
Autant l'enfer de Dante était glacé et infernal autant celui de Gaudé est matriciel et horrifique.
En outre, dans cette réécriture du mythe d'Orphée, l'auteur décide d'y abandonner le héros mythologique aux Enfers pour que renaisse son enfant.

C'est un texte sombre et puissant qui ne peut laisser indifférent.

A expérimenter.

Stéphanie.

mercredi 15 octobre 2008

LES DEFERLANTES de Claudie GALLAY

C'est l'histoire d'une rencontre, celle de la narratrice avec Lambert.
Deux personnages de passage sur une terre de bout du monde, en Normandie. Elle, est venue pour oublier un être cher qui a disparu et lui, revient sur les lieux du drame de son enfance afin d'obtenir des réponses aux questions qui le hantent.

Avec eux, dans le petit village de Auderville, évoluent des habitants qui n'attendent rien de la vie. Ils vivent un quotidien silencieux, baigné de non-dits.

Parmi ces personnages, il y a le beau Raphaël, sculpteur aux oeuvres torturées, Max, homme à tout faire, simplet et amoureux transi de la gironde Morgane, Lili la tenancière du bistrot, Théo, l'ancien ornithologue et gardien du phare dans sa jeunesse, Monsieur Anselme, vieillard dandy faisant vivre le souvenir de son ami Prévert...
D'ailleurs, c'est en entendant un poème de ce dernier intitulé :"le gardien de phare qui aimait trop les oiseaux" que l'auteur a eu l'idée de ce texte, rythmé par la musique de la mer.

Un petit bijou.

Stéphanie.

mardi 14 octobre 2008

CHANT POUR JENNY de Staffan WESTERLUND

Ce qu'il y a de positif avec les succès éditoriaux c'est que les maisons d'édition s'ouvrent alors à des auteurs qui n'auraient pas forcément été traduits sans cela. C'est ainsi que l'engouement manifeste des lecteurs pour les policiers nordiques à ouvert la voie à beaucoup d'autres.

Ce "chant pour Jenny" du suédois Staffan Werterlund est un très bon roman policier qui met en évidence la corruption d'une société suédoise à travers les actions de firmes peu scrupuleuses.

On est vite dans l'ambiance, le récit est rythmé et l'intrigue efficacement menée.
On ne s'ennuie donc pas une minute et , chose appréciable, pas de voyeurisme malsain dans ce polar, ni de description détaillée de scène du crime.

Chez cet écrivain, nous trouvons un personnage récurrent. Une avocate du genre atypique, Inga-Lisa Ostergren.
Mais dans ce roman-ci, elle se fait damer le pion par la petite Jenny, 13 ans, ornithologue en herbe qui va se faire kidnapper lors d'une de ses virées solitaire dans les bois. C'est alors que son hobby va se révéler un don précieux pour sa survie...

A lire.

Stéphanie.

mercredi 8 octobre 2008

LES ACCOMMODEMENTS RAISONNABLES de Jean-Paul DUBOIS.

J'aime l'écriture de Dubois. Et j'aime aussi son précédent livre : "les hommes entre eux". Cependant ce dernier roman ...

Les accommodements raisonnables sont les arrangements que l'on contracte avec la réalité pour telle ou telle raison.
Ici, Paul Stern, toulousain ayant la cinquantaine va fuir une femme aimée et dépressive qui décide de se faire interner : Anna.
S'il n'y avait qu'elle, mais Paul s'il restait devrait subir également la métamorphose de son père, septuagénaire, cédant à l'appel du sexe et de l'argent !
Il décide donc d'accepter la proposition d'un studio hollywoodien qui le contacte pour l'adaptation d'un scénario pour en faire un remake américain.
Stern est alors plongé dans un milieu superficiel et illusoire.

Du côté français, Anna se remet et son beau-père va bientôt se remarier tandis que du côté américain, Paul entame une liaison avec Selma Chantz, un double d'Anna de 20 ans plus jeune que l'original.

Je ne vous ai pas parlé du contexte politique ! D'un côté ce sont les élections présidentielles avec la victoire de "la miga" (la miette) et de l'autre, les scénaristes se mettent en grêve.

Je répète que c'est très bien écrit, mais j'ai eu du mal à m'intéresser au personnage pricipal qui, il faut bien le dire, souffre d'une passivité qui rejoint l'anesthésie totale.

A vous de voir.

Stéphanie.

vendredi 3 octobre 2008

LE COMBAT D'HIVER de Jean-Claude MOURLEVAT

Il faut lire ce roman de Mourlevat, qui nous entraine dans un monde sinistre, une société gouvernée par la Phalange, qui a pris le pouvoir il y a 15 ans après un coup d'état.

4 adolescents ont grandi dans des orphelinats, ne sachant plus rien de leurs parents. Ils vont découvrir au fil du récit l'importance qu'ils ont dans la situation politique. Ils vont passer de l'âge innocent à l'âge adulte en peu de temps, et certains le paieront cher...

C'est une ode à l'amour, au courage et à l'engagement. En même temps c'est l'univers de Mourlevat, à la limite du fantastique et du poétique. C'est beau.

Odile

samedi 27 septembre 2008

NANNY, JOURNAL D4UNE BABY-SITTER d'Emma MCLAUGHLIN et Nicolas KRAUS.

Depuis la sortie du livre de Fielding "Le journal de Bridget Jones" on a eu tendance à utiliser le prénom de Bridget pour vendre tel ou tel personnage lui ressemblant plus de loin que de près.
Et là, alors qu'aucune pub particulière n'a été faite autour de cette nanny, je découvre enfin un personnage digne d'elle !


Engagée dans une riche famille, Nan va vivre la pire année de sa scolarité universitaire.
Entre une Mme X maniaco-dépressive, un M X quasi invisible et un Grayer de 4 ans pas toujours facile (et pour cause!), Nan va avoir du mal à boucler son année de licence.

C'est enlevé, rythmé, drôle et touchant.

Evitez cependant la curiosité qui vous pousserait à visionner le film qui en a été tiré (même si l'actrice principale en est Scarlett Johansson), vous seriez cruellement déçu.


Stéphanie.

vendredi 26 septembre 2008

Comité de lecture (2)

Notre deuxième comité de lecture a eu lieu hier soir 25 septembre à 18 heures, à la bibliothèque.

La discussion fut fort intéressante et animée, avec des lecteurs de sensibilités et aux goûts de lecture différents. Divers titres ont été évoqués et chacun est reparti avec de nouvelles idées de lectures.

Nous projetons une nouvelle édition pour le mois de novembre, en rappelant que cette réunion n'est pas uniquement destinée aux lecteurs inscrits à la bibliothèque, mais aussi à tous ceux qui ont envie d'échanger leurs impressions, ou juste écouter celles des autres !

Odile

QUI TOUCHE A MON CORPS JE LE TUE de Valentine Goby


L'action de ce livre se déroule d'une aube à une aube.
24 heures de la vie de 3 personnages, une faiseuse d'anges qui vit sa dernière nuit dans la cellule des condamnés à mort, une jeune femme qui vient de se faire avorter, et l'Exécuteur, le bourreau qui va appliquer la sentence des juges, à la fin de cette brûlante journée de Juillet 1943.
Avec chacun des personnages nous remontons aux sources de sa vie, son enfance, les rapports avec sa mère, le passage à l'âge adulte.
C'est un livre fort, émouvant, parfois choquant, que je n'ai pas pu lâcher une fois commencé.
C'est le cinquième roman de Valentine GOBY.
Odile

MISERERE de J.Christophe Grangé


Dernier volume de sa "trilogie du Mal", Grangé peut se vanter de nous faire une fois encore visiter les bas-fonds de l'âme humaine.
Mêlant émules des bourreaux nazis et sud-américains, il nous entraine dans une intrigue compliquée où l'enquête est menée par deux flics atypiques, un Arménien retraité et un jeune junki Russe surdoué.
Des assassinats sont perpétrés sans arme connue, sans blessure visible...des empreintes de pas pointure 36 sont retrouvées sur les lieux des crimes. Commence une traque terrifiante...
Le mieux, c'est qu'on tremble encore une fois le livre refermé, car il se termine sur une angoissante question...
Bref, c'est du Grangé pur, jusqu'où ira-t-il et surtout où puise-t-il une inspiration aussi débridée ?
Odile

SHADOW MAN de Cody McFadyen


Nous voici face à un premier roman, un thriller mené de main de maître par son auteur.
Tout y est réuni: des personnages profonds, notamment les femmes, un suspense qui ne se dément pas jusqu'à la fin, une intrigue étonnante et totalement psychotique, des rebondissements haletants...
On entre dans la peau des héros, cette équipe du FBI chargée de trouver un tueur en série qui se prend pour un descendant de Jack l'Eventreur, on vit l'enquête avec eux, et on n'a pas envie de laisser le livre sans connaître la fin...
Un petit bémol cependant, les descriptions des assassinats sont vraiment sanglantes et répétitives dans le gore. Mais ça fait aussi partie de l'histoire !
Odile

mercredi 24 septembre 2008

MENAGE A QUATRE de Manuel VAZQUEZ MONTALBAN


Un roman policier de 90 pages, ça laisse rêveur quant à l'efficacité que suggère la brièveté du récit !

Pour ceux qui ne connaissent pas Vazquez Montalban, c'est un auteur qui truffe ces romans de références culturelles.
Et pour ceux qui l'ignorent encore, il est le créateur du détective Pepe Carvalho (adapté pour arte).

Comme son titre l'indique, "ménage à quatre" est une histoire d'adultère et comme le genre adopté pour traiter ce thème est le roman policier, il y a crime.
Qui a tué ?
Pensez-vous, comme l'enquêteur, que si ce n'est pas le mari, c'est l'amant ?

Un petit régal.

Stéphanie.

mardi 23 septembre 2008

la vie secrète d'une bibliothécaire (6)

Tous les ans, les bibliothécaires se rencontrent.
Cette journée est l'occasion d'annoncer les temps forts de la saison, de réfléchir à l'amélioration des services, d'échanger des idées et de participer à différents ateliers.

D'habitude, ces rencontres se faisaient sur le merveilleux site de Noirlac, cette année, ce fut à la BDP rebaptisée pendant l'été Direction de la Lecture Publique.
Donc, pas de décor sympa pas plus que de café (je ne parle même pas des viennoiseries) pour nous accueillir :(
Les temps sont durs...

Journée éminemment productive malgré le manque de caféine dans le sang !
On nous y a annoncé :
- la mise en service du catalogue en ligne de la DLP pour fin octobre
- le planning de présentation des stages 2009 pour décembre
- la possibilité d'emprunter des vidéos à partir de décembre (le seul hic, il faudra faire son choix directement à la DLP -située au lac d'Auron-)
- présentation du projet chermédia.
Les objectifs de ce dernier projet annoncé : développer sur 6 mois, puis de façon pérenne, un blog collectif.

Quelle ne fut pas notre surprise quand, à l'annonce des 5 rubriques qui le composeront, nous constatons que 3 d'entre elles sont déjà présentes sur notre blog ( conseils de lectures,critiques, vie de la bibliothèque et multimédia avec les photos et les vidéos)!

A suivre...

Fin de la première partie.

Stéphanie.

vendredi 19 septembre 2008

COMITE DE LECTURE 2

Le prochain comité de lecture aura lieu jeudi 25 sept. de 18h à 19h
à la bibliothèque J-Paul Roussillot de la Guerche.


Cette deuxième rencontre sera l'occasion pour chacun de faire partager ses dernières lectures, de donner envie aux autres, sans doute de découvrir des auteurs et d'en débattre.

Le comité de lecture est OUVERT A TOUS CEUX QUI SOUHAITENT Y PARTICIPER.

N'hésitez pas à en parler autour de vous, chacun est libre de venir et de prendre la parole ou non...

ET APRES... de Guillaume MUSSO

Musso a sorti 5 romans. Nous en avons 4 à la bibliothèque dont le dernier et "Et Après" est le deuxième que je lis.

Toujours la même impression. Les personnages sont stéréotypés et certaines situations convenues mais malgré tout, ça fonctionne ! On veut connaître la fin. Fin qui j'espère (mais ça reste entre nous...) sera différente au ciné.

En effet, ce roman est adapté pour le cinéma avec dans les rôles principaux Romain Duris et John Malkovich, rien que ça !!! Sortie prévue en décembre.

L'histoire : à huit ans, en voulant sauver la petite Mallory, qui est tombée dans l'eau glacée d'un lac, Nathan s'est noyé. Il est réanimé à l'hôpital après un état de mort clinique.
C'est 20 ans après que nous retrouvons ces personnages mais Nathan est-il toujours le même ? Cette expérience de "la mort imminente" ne l'a t-il pas profondément changé ?...

Stéphanie.

mardi 16 septembre 2008

LE FAIT DU PRINCE de Amélie NOTHOMB

"Le fait du prince" ou comment, à la suite d'une conversation au sortir d'une réception, se laisser influencer et aller jusqu'à usurper l'identité d'un homme qui vient mourir chez vous le lendemain matin.


(Encore)Une histoire totalement abracadabrantesque où notre héros (assez méprisable il faut bien l'avouer) mène un jeu qui pourrait bien lui valoir quelques ennuis.

Dans un français classique toujours aussi plaisant à lire, ce 17ème roman se dévore.

Une petite réserve quant à la chute.

Stéphanie.

LE COMBAT ORDINAIRE T4. de Manu LARCENET

Dans ce tome 4 intitulé "planter des clous", le ton est résolument moins optimiste (et quand on connaît le personnage de Marco...).

Maude est née et Marco semble ne plus être sujet à ses crises d'angoisse et pourtant il doit faire face à la fermeture du chantier où travaillait son père et où des amis d'enfance bossent encore et le résultat des élections présidentielles.
Oui, à bien y réfléchir... On comprend le pourquoi du ton de ce tome !


PS : les dessins des doudous de Maude sont d'une tendresse infinie :)Peut-être même que vous en reconnaîtrez quelques-uns ;)


Stéphanie.

vendredi 12 septembre 2008

L'ENFANT BLEU de Henri BAUCHAU

J'ai découvert cet auteur avec "le boulevard périphérique", il n'y à donc que quelques mois.
"l'enfant bleu" ne fait que confirmer la découverte (bien tardive...)d'un grand écrivain.

Ce livre, édité en 2004, vous plonge dans le quotidien d'une relation, de psychanalyste à jeune adolescent gravement perturbé, au sein d'un hôpital de jour. Malgré les difficultés, Véronique, l'attachante "psy", va orienter Orion vers le dessin et la sculpture. C'est à travers ces deux activités qu'il va pouvoir exprimer sa souffrance et calmer ses crises.
Les mots, ses mots viendront ensuite apaiser le petit patient lors de dictées d'angoisse numérotées.
Au fil du temps, Orion grandit et s'affirme comme ses oeuvres.

Il est évident qu' Henri Bauchau a versé beaucoup de son expérience de psychanalyste dans ce récit.

C'est probablement ce qui en fait toute sa puissance.

Stéphanie.

jeudi 11 septembre 2008

RED GARDEN de Ayamura KIRIHITO

C'est dans une toute nouvelle maison d'édition, 12 bis, que cette série fait son apparition. A l'origine il s'agit d'un animé à succès des studios Gonzo qui a ensuite été adapté en version papier.
Je vous laisse admirer le graphisme de la couverture du premier tome.



Quatre jeunes filles, Kate, Rose, Rachel et Claire avaient en commun une amie Lise qui est retrouvée morte. Comme si cette épreuve ne suffisait pas, elles vont apprendre une terrible nouvelle...
Elles n'auront alors que peu d'options quant à l'attitude à adopter dans la suite des événements : se battre ou mourir.


L'ambiance est sombre et le suspens savamment dosé.

Vous pouvez retrouver l'intégralité des tomes parus (3) à la biliothèque :)

Stéphanie.

mercredi 3 septembre 2008

LA FILLE AUX YEUX NOIRS de Stéphane DANIEL

Lucas, qui se rend sur la tombe de sa mère régulièrement après l'école, découvre d'autres fleurs que les siennes sur sa tombe. Qui d'autre peut bien la fleurir ?
C'est alors qu'il fait la rencontre de cette "filles aux yeux noirs", mystérieuse et glaciale.
Elle va le pousser à se questionner, à affronter ses souvenirs pour découvrir la vérité sur ces dernières années passées avec son beau-père depuis l'accident qui a causé la mort de sa mère.

Ce qui est vraiment intéressant dans ce roman, c'est que l'auteur, tout comme Malte et Mau le font dans des genres différents, montre la vie et ses petits arrangements.
Ici, pas de fin idéaliste et l'histoire, comme la vie continue.

Stéphanie.

mardi 2 septembre 2008

LE PREMIER QUI MEURT... de James PATTERSON

On peut dire que les couples de mariés n'ont pas la cote auprès des psychopathes ! Après "Babylon dream" de N. Monfils où ils se font démembrer, voilà qu'ils sont la cible d'un autre sérial killer monstrueux.

"Le premier qui meurt..." est le premier roman mettant en scène les personnages féminins du "women's murder club". C'est Lindsay Boxer, inspectrice, qui est à l'origine de ce rassemblement dont le but est de traquer sans relâches les bandits en travaillant même et surtout en dehors de leurs temps de travail.
Leurs points communs : elles sont intelligentes, entièrement dévouées à leur travail, ambitieuses et liées par une forte amitié.

C'est en ce dernier point que ce roman se démarque des autres du même genre : ces filles là tiennent vraiment les unes aux autres.
Néanmoins, on pourrait reprocher à l'auteur ses multiples revirements de situation dans le dénouement.
Cela reste toutefois un excellent divertissement.

Stéphanie.

vendredi 29 août 2008

BAGUETTES CHINOISES de XINRAN

L'auteur, dans une interview, a déclaré ne pas savoir écrire de roman.
A la lecture de ce livre on comprend qu'elle utilise ses rencontres ou souvenirs de journaliste radio (elle y animait une émission qui recueillait les confidences des femmes chinoises) pour créer et faire évoluer ses personnages dans son récit.

De trois jeunes femmes qu'elle a rencontré et qui révèlent des similitudes dans leurs parcours (la migration campagne-ville), elle en fait des soeurs dans son roman.
Celles-ci sont les trois filles d'une famille qui en compte six.
Dans leur village, leur mère est considéré comme une ratée du fait de son incapacité à engendrer des garçons et le père se sent humilié. Il ne cesse alors de répéter que les femmes sont "comme des baguettes : utilitaires et jetables" alors que les hommes, eux, sont "les poutres solides qui soutiennent le toit d'une maison".
Ce point de vue explique de fait que nos trois soeurs ne portent pour prénom que des numéros.

Trois, cinq et six vont gagner la ville avec pour détermination de "montrer à tous ces villageois, qui est une baguette et qui est une poutre!".

C'est écrit non comme un pamphlet sur la condition féminine dans les campagnes chinoises mais plutôt comme un conte.
C'est plein d"humour et le récit est truffé de dictons qui feront votre bonheur.

A lire sans hésitation !

Stéphanie.

jeudi 21 août 2008

JE VAIS BIEN, NE T'EN FAIS PAS de Olivier ADAM

Ce titre de premier roman, s'il vous dit quelque chose c'est soit parce que vous en avez entendu parler à sa sortie en salle, puisqu'il a été adapté par Philippe Lioret, soit parce que Olivier Adam ne vous laisse pas insensible quand vous parcourez les rayons des librairies.
Ce roman court (156 p) est tout en finesse et fragilité.

Claire rentre de quelques jours de vacances auprès de sa grand-mère bretonne pour découvrir que son frère Loïc est parti. Ses parents ne lui donneront guère plus d'explications. Alors Claire, si douce et triste, va cesser de se nourrir. C'est une carte postale de son frère qui va lui redonner l'envie de vivre.
Une carte avec trois fois rien, quelques mots seulement :

" Je pense à toi, je t'embrasse, je vais bien, ne t'en fais pas."


Stéphanie.

mercredi 20 août 2008

JE VEUX VIVRE de Jenny DOWNHAM

L'accroche de la couverture :
" Elle a seize ans. Elle se sait condamnée. Elle va tout faire pour réaliser ses rêves avant de mourir."
Et ses rêves se résument à une liste où elle inscrit, par ordre de priorité, les différentes choses qu'elle aimerait réaliser avant sa mort. De ce fait, l'auteur place son héroïne, Tessa, dans l'action et évite ainsi le côté mélodramatique.
Jenny Dawnham se montre d'autant plus juste de ton qu'elle s'est inspirée de ce qu'elle a vu, vécu, dans divers hôpitaux où elle a exercé son métier d'actrice.




Poignant.
A lire à partir de 15 ans.






Stéphanie.

mardi 19 août 2008

LOU T4 de Julien NEEL

Toujours aussi bon !!!

Lou est en vacances et pour la première fois sans sa mère (qui, elle doit bien se l'avouer, lui manque un peu).
Le plan des copines : la chasse aux garçons !

Frais et pétillant.
Pour les filles et les mamans !Stéphanie.