vendredi 9 novembre 2012

MEURTRES POUR RÉDEMPTION de Karine GIEBEL

Marianne de Gréville a 21 ans, et vit...en prison. Elle a été condamnée à perpétuité pour le meurtre d'un retraité et d'un policier, et elle a grièvement blessé une autre jeune gendarme et une gardienne de prison.
Incontrôlable, indomptable, Marianne vit très mal son enfermement et survit grâce aux cigarettes et à la drogue que lui procure un gardien, contre rétribution en nature.

Mais on ne côtoie pas l'enfer sans conséquence. Marianne tombe amoureuse de Daniel, qui de toute façon a éprouvé dès qu'il l'a vue des sentiments profonds.

Mais nous sommes dans une prison, les rapports humains sont faussés, et marqués par la contrainte, la discipline, la haine...
Marianne est aussi détestée par ses compagnes d'enfermement, et provoquée dès qu'elle sort en "promenade".

Jusqu'au jour où elle est appelée au parloir, elle qui en 4 ans de prison, n'a jamais eu de visite. Trois policiers lui proposent un deal étonnant: tuer une personne mystérieuse, dont elle n'aura le nom qu'au moment de remplir son contrat, contre la LIBERTÉ.
Marianne va refuser sans ambigüité, mais de retour en cellule, va se mettre à réfléchir sur son avenir, ou plutôt l'absence de celui-ci...
Peut-elle, de sang-froid, tuer un être humain, et vivre ensuite avec ça ?
Car ses crimes précédents avaient tous été perpétrés sous le coup de la colère ou de la drogue. De brimades en passages à tabac, nous suivons Marianne dans sa quête d'identité, à travers la vie en prison, la haine ou la stupidité des matons, la jalousie ou l'amour des autres détenues.

Une fois les 990 pages de ce roman refermées, on a l'impression de ne plus être tout à fait comme avant. Par moment, on se demande si la haine et la violence auront une fin, et comment l'héroïne peut endurer tout ça.
Ce roman est aussi un exemple de la cruauté humaine et de la façon dont le pouvoir sait manipuler les individus pour se faire encore plus puissant...
Un livre à ne sûrement pas mettre en toutes les mains, mais exemplaire !

Odile


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