mardi 16 septembre 2008

LE FAIT DU PRINCE de Amélie NOTHOMB

"Le fait du prince" ou comment, à la suite d'une conversation au sortir d'une réception, se laisser influencer et aller jusqu'à usurper l'identité d'un homme qui vient mourir chez vous le lendemain matin.


(Encore)Une histoire totalement abracadabrantesque où notre héros (assez méprisable il faut bien l'avouer) mène un jeu qui pourrait bien lui valoir quelques ennuis.

Dans un français classique toujours aussi plaisant à lire, ce 17ème roman se dévore.

Une petite réserve quant à la chute.

Stéphanie.

LE COMBAT ORDINAIRE T4. de Manu LARCENET

Dans ce tome 4 intitulé "planter des clous", le ton est résolument moins optimiste (et quand on connaît le personnage de Marco...).

Maude est née et Marco semble ne plus être sujet à ses crises d'angoisse et pourtant il doit faire face à la fermeture du chantier où travaillait son père et où des amis d'enfance bossent encore et le résultat des élections présidentielles.
Oui, à bien y réfléchir... On comprend le pourquoi du ton de ce tome !


PS : les dessins des doudous de Maude sont d'une tendresse infinie :)Peut-être même que vous en reconnaîtrez quelques-uns ;)


Stéphanie.

vendredi 12 septembre 2008

L'ENFANT BLEU de Henri BAUCHAU

J'ai découvert cet auteur avec "le boulevard périphérique", il n'y à donc que quelques mois.
"l'enfant bleu" ne fait que confirmer la découverte (bien tardive...)d'un grand écrivain.

Ce livre, édité en 2004, vous plonge dans le quotidien d'une relation, de psychanalyste à jeune adolescent gravement perturbé, au sein d'un hôpital de jour. Malgré les difficultés, Véronique, l'attachante "psy", va orienter Orion vers le dessin et la sculpture. C'est à travers ces deux activités qu'il va pouvoir exprimer sa souffrance et calmer ses crises.
Les mots, ses mots viendront ensuite apaiser le petit patient lors de dictées d'angoisse numérotées.
Au fil du temps, Orion grandit et s'affirme comme ses oeuvres.

Il est évident qu' Henri Bauchau a versé beaucoup de son expérience de psychanalyste dans ce récit.

C'est probablement ce qui en fait toute sa puissance.

Stéphanie.

jeudi 11 septembre 2008

RED GARDEN de Ayamura KIRIHITO

C'est dans une toute nouvelle maison d'édition, 12 bis, que cette série fait son apparition. A l'origine il s'agit d'un animé à succès des studios Gonzo qui a ensuite été adapté en version papier.
Je vous laisse admirer le graphisme de la couverture du premier tome.



Quatre jeunes filles, Kate, Rose, Rachel et Claire avaient en commun une amie Lise qui est retrouvée morte. Comme si cette épreuve ne suffisait pas, elles vont apprendre une terrible nouvelle...
Elles n'auront alors que peu d'options quant à l'attitude à adopter dans la suite des événements : se battre ou mourir.


L'ambiance est sombre et le suspens savamment dosé.

Vous pouvez retrouver l'intégralité des tomes parus (3) à la biliothèque :)

Stéphanie.

mercredi 3 septembre 2008

LA FILLE AUX YEUX NOIRS de Stéphane DANIEL

Lucas, qui se rend sur la tombe de sa mère régulièrement après l'école, découvre d'autres fleurs que les siennes sur sa tombe. Qui d'autre peut bien la fleurir ?
C'est alors qu'il fait la rencontre de cette "filles aux yeux noirs", mystérieuse et glaciale.
Elle va le pousser à se questionner, à affronter ses souvenirs pour découvrir la vérité sur ces dernières années passées avec son beau-père depuis l'accident qui a causé la mort de sa mère.

Ce qui est vraiment intéressant dans ce roman, c'est que l'auteur, tout comme Malte et Mau le font dans des genres différents, montre la vie et ses petits arrangements.
Ici, pas de fin idéaliste et l'histoire, comme la vie continue.

Stéphanie.

mardi 2 septembre 2008

LE PREMIER QUI MEURT... de James PATTERSON

On peut dire que les couples de mariés n'ont pas la cote auprès des psychopathes ! Après "Babylon dream" de N. Monfils où ils se font démembrer, voilà qu'ils sont la cible d'un autre sérial killer monstrueux.

"Le premier qui meurt..." est le premier roman mettant en scène les personnages féminins du "women's murder club". C'est Lindsay Boxer, inspectrice, qui est à l'origine de ce rassemblement dont le but est de traquer sans relâches les bandits en travaillant même et surtout en dehors de leurs temps de travail.
Leurs points communs : elles sont intelligentes, entièrement dévouées à leur travail, ambitieuses et liées par une forte amitié.

C'est en ce dernier point que ce roman se démarque des autres du même genre : ces filles là tiennent vraiment les unes aux autres.
Néanmoins, on pourrait reprocher à l'auteur ses multiples revirements de situation dans le dénouement.
Cela reste toutefois un excellent divertissement.

Stéphanie.

vendredi 29 août 2008

BAGUETTES CHINOISES de XINRAN

L'auteur, dans une interview, a déclaré ne pas savoir écrire de roman.
A la lecture de ce livre on comprend qu'elle utilise ses rencontres ou souvenirs de journaliste radio (elle y animait une émission qui recueillait les confidences des femmes chinoises) pour créer et faire évoluer ses personnages dans son récit.

De trois jeunes femmes qu'elle a rencontré et qui révèlent des similitudes dans leurs parcours (la migration campagne-ville), elle en fait des soeurs dans son roman.
Celles-ci sont les trois filles d'une famille qui en compte six.
Dans leur village, leur mère est considéré comme une ratée du fait de son incapacité à engendrer des garçons et le père se sent humilié. Il ne cesse alors de répéter que les femmes sont "comme des baguettes : utilitaires et jetables" alors que les hommes, eux, sont "les poutres solides qui soutiennent le toit d'une maison".
Ce point de vue explique de fait que nos trois soeurs ne portent pour prénom que des numéros.

Trois, cinq et six vont gagner la ville avec pour détermination de "montrer à tous ces villageois, qui est une baguette et qui est une poutre!".

C'est écrit non comme un pamphlet sur la condition féminine dans les campagnes chinoises mais plutôt comme un conte.
C'est plein d"humour et le récit est truffé de dictons qui feront votre bonheur.

A lire sans hésitation !

Stéphanie.

jeudi 21 août 2008

JE VAIS BIEN, NE T'EN FAIS PAS de Olivier ADAM

Ce titre de premier roman, s'il vous dit quelque chose c'est soit parce que vous en avez entendu parler à sa sortie en salle, puisqu'il a été adapté par Philippe Lioret, soit parce que Olivier Adam ne vous laisse pas insensible quand vous parcourez les rayons des librairies.
Ce roman court (156 p) est tout en finesse et fragilité.

Claire rentre de quelques jours de vacances auprès de sa grand-mère bretonne pour découvrir que son frère Loïc est parti. Ses parents ne lui donneront guère plus d'explications. Alors Claire, si douce et triste, va cesser de se nourrir. C'est une carte postale de son frère qui va lui redonner l'envie de vivre.
Une carte avec trois fois rien, quelques mots seulement :

" Je pense à toi, je t'embrasse, je vais bien, ne t'en fais pas."


Stéphanie.